Guide pratique · Ramoneur
Ramonage de cheminée : obligation, fréquence et prix en 2026
Au moins une fois par an, souvent deux pour le bois : les règles 2026, 60 à 150 € le passage, et le certificat que l’assureur demandera.
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Au sommaire
- 1 Le ramonage est-il obligatoire ?
- 2 Combien de fois par an faut-il ramoner
- 3 Prix d’un ramonage en 2026
- 4 Comment se passe un ramonage
- 5 Le certificat de ramonage
- 6 Sans ramonage : assurance et feu de cheminée
- 7 Locataire, propriétaire, copropriété : qui paie
- 8 Entre deux ramonages : limiter le bistre
Oui, le ramonage est obligatoire : tout conduit de cheminée, d’insert, de poêle ou de chaudière en service doit être ramoné au moins une fois par an par un professionnel qualifié, et souvent deux fois pour le bois quand la commune, le préfet ou l’assureur l’exigent. Il coûte en général 60 à 90 € pour une cheminée ou un insert, 80 à 120 € pour un poêle et 90 à 150 € pour un conduit de chaudière, certificat compris. C’est la saison : voici les règles en vigueur depuis 2023, le déroulement d’un passage, le certificat à garder et ce que dit l’assurance.
Le ramonage est-il obligatoire ?
Depuis le 1er octobre 2023, les règles ne dépendent plus seulement du règlement sanitaire de chaque département : un décret du 20 juillet 2023 les a inscrites dans le code de la santé publique, pour tout logement ou local.
- Au moins tous les douze mois pour les conduits de fumée et les tuyaux de raccordement d’un appareil individuel, quel que soit le combustible (article R. 1331-19). Un arrêté préfectoral ou municipal peut imposer davantage, par exemple deux passages dont un pendant la saison de chauffe.
- Par un professionnel qualifié (article R. 1331-22) : ramoner soi-même ne remplit pas l’obligation et ne donne pas de certificat.
- Par action mécanique sur la paroi du conduit ; le feu et les explosifs sont interdits (article R. 1331-18). Les bûches de ramonage, qui agissent chimiquement, complètent au mieux un ramonage, elles ne le remplacent pas.
- L’appareil aussi : poêle et insert doivent être entretenus chaque année (nettoyage, contrôle, réglage), souvent le même jour que le ramonage. Les chaudières suivent leur propre obligation (voir entretien de chaudière). Une cheminée à foyer ouvert échappe à cet entretien d’appareil, pas au ramonage de son conduit.
- Conduit inutilisé depuis au moins douze mois : pas de ramonage pendant cette période, mais un ramonage avant de rallumer.
Combien de fois par an faut-il ramoner
| Appareil | Minimum légal | En pratique |
|---|---|---|
| Cheminée, insert ou poêle à bois | 1 fois par an | 2 fois, dont une en hiver, si votre commune, votre département ou votre assureur l’exigent |
| Poêle ou chaudière à granulés | 1 fois par an | Avec l’entretien annuel de l’appareil |
| Chaudière fioul ou gaz raccordée à un conduit | 1 fois par an | Avec l’entretien annuel de la chaudière |
| Conduit collectif d’immeuble | Tous les 6 mois | Dont une fois en saison de chauffe ; une fois par an pour certains conduits au gaz seul |
Vérifiez d’abord votre contrat d’assurance habitation : certains imposent deux ramonages par an pour le bois, et c’est sur lui que l’assureur jugera un sinistre. Les professionnels conseillent aussi un passage environ tous les cinq stères brûlés. Prenez rendez-vous dès septembre : en octobre et novembre, les ramoneurs sont débordés.
Prix d’un ramonage en 2026
| Ramonage et entretien du conduit | Fourchette | Repères |
|---|---|---|
| Cheminée à foyer ouvert ou insertRamonage mécanique sur toute la hauteur, certificat remis | 60 – 90 € | Ramonage mécanique sur toute la hauteur, certificat remis |
| Poêle à bois ou à granulésConduit et raccordement, contrôle du tirage | 80 – 120 € | Conduit et raccordement, contrôle du tirage |
| Conduit de chaudière (bois, fioul, gaz)L’entretien de la chaudière se facture à part | 90 – 150 € | L’entretien de la chaudière se facture à part |
| Conduit complexe (plusieurs étages, dévoiements)Accès en toiture ou matériel spécifique | 100 – 200 € | Accès en toiture ou matériel spécifique |
| Inspection caméra, en complément d’un ramonageFissures, dépôts, conduit en zigzag | 50 – 150 € | Fissures, dépôts, conduit en zigzag |
| Débistrage d’un conduit très encrasséRetrait du bistre durci, avant tout nouvel usage | 150 – 500 € | Retrait du bistre durci, avant tout nouvel usage |
| Désenfumage après un feu de cheminéeNettoyage, contrôle du conduit avant remise en service | 200 – 500 € | Nettoyage, contrôle du conduit avant remise en service |
Fourchettes constatées, mises à jour le 28 octobre 2026. Les autres prix du métier, ce qui les fait varier et des exemples de devis : Prix d’un ramonage.
Le prix s’entend par conduit : une maison avec un insert et une chaudière paie deux ramonages, même faits le même jour. Un conduit ramoné chaque année reste un ramonage simple ; après plusieurs hivers sans entretien, le bistre durcit et il faut un débistrage, nettement plus cher. Demandez si le contrat d’entretien de votre chaudière ou de votre poêle inclut le ramonage du conduit. Refusez les démarcheurs à domicile et les prospectus sans adresse : un ramoneur sérieux donne son nom, son numéro SIRET, son assurance et son prix avant de commencer.
Comment se passe un ramonage
Ne faites pas de feu dans les heures qui précèdent : le conduit doit être froid. Le ramoneur protège le sol devant le foyer, démonte au besoin le tuyau de raccordement du poêle, puis passe le hérisson sur toute la hauteur du conduit, par le bas ou par le toit, et aspire suies et dépôts. Il vérifie que le conduit est libre sur toute sa longueur, contrôle trappe, clapet et chapeau, et peut tester le tirage : 30 minutes à une heure par conduit. Il signale ce qui cloche : fissures, bistre, nid d’oiseau, conduit trop large ou non conforme pour l’appareil.
Une inspection à la caméra, 50 à 150 € de plus, se justifie avant de raccorder un nouvel appareil, après un feu de cheminée ou sur un conduit qui fait des coudes. Un conduit fissuré ou surdimensionné se tube en inox, pour 800 à 2 000 € (voir installer un poêle à bois).
Le certificat de ramonage
Le professionnel doit vous remettre une attestation dans les quinze jours ouvrés (article R. 1331-23). Elle identifie le ou les conduits ramonés et atteste qu’ils sont libres sur toute leur longueur ; elle porte en pratique la date, l’adresse, l’entreprise et ses observations. Conservez-la au moins deux ans, et en réalité aussi longtemps que l’appareil : l’assureur la demande après un incendie, les agents de contrôle peuvent la réclamer, et l’acheteur ou le locataire suivant appréciera de l’avoir. Une anomalie notée sur le certificat se corrige avant de rallumer : c’est le premier document que lira l’expert après un sinistre.
Sans ramonage : assurance et feu de cheminée
Le vrai risque est le sinistre. Après un feu de cheminée ou un incendie, l’assureur demande le certificat : sans lui, et si le défaut d’entretien a causé ou aggravé l’incendie, il peut appliquer une franchise, réduire l’indemnité, voire la refuser, selon le contrat. Votre responsabilité est engagée envers les voisins et, en location, envers le propriétaire. Un conduit encrassé, c’est enfin un risque d’intoxication au monoxyde de carbone : un détecteur de CO près de l’appareil est vivement conseillé (voir détecteur de monoxyde).
Si le conduit s’embrase (ronflement, fumée épaisse, braises qui retombent), fermez l’arrivée d’air de l’appareil, ne jetez pas d’eau dans le foyer et appelez le 18 ou le 112. Ensuite, le conduit ne doit plus servir tant qu’un professionnel ne l’a pas examiné, remis en état et attesté (article R. 1331-24) ; un désenfumage avec contrôle coûte 200 à 500 €.
Locataire, propriétaire, copropriété : qui paie
- Locataire : le ramonage fait partie des réparations locatives (décret du 26 août 1987), et c’est à l’occupant d’organiser l’entretien de son appareil individuel, sauf clause contraire du bail (article R. 1331-21). Gardez les certificats pour l’état des lieux de sortie.
- Propriétaire : il paie les travaux sur le conduit (réparation, tubage, chapeau) et le remplacement d’un appareil hors d’usage, et doit louer un logement dont l’installation fonctionne sans danger.
- Copropriété : les gaines et têtes de cheminée sont en principe des parties communes, mais le ramonage d’un conduit individuel reste à la charge de son utilisateur ; celui des conduits et chaufferies collectifs revient au syndicat, tous les six mois.
Entre deux ramonages : limiter le bistre
- Brûlez du bois sec, à moins de 20 % d’humidité, fendu et stocké à l’abri au moins deux ans : un bois humide fume, encrasse et chauffe moins.
- Évitez le feu qui couve : la nuit, arrivée d’air presque fermée, l’appareil produit goudrons et bistre. Mieux vaut un feu vif et plus court.
- Allumez par le haut : petit bois et allume-feu posés sur les bûches, la combustion démarre plus proprement.
- Ne brûlez ni déchets, ni bois traité ou peint, ni cartons : ils encrassent le conduit et rejettent des fumées toxiques.
- Pour un poêle à granulés, prenez des granulés certifiés et videz cendrier et creuset au rythme prévu par la notice (voir poêle à granulés).
Questions fréquentes
Le ramonage est-il obligatoire ? +
Oui. Depuis le 1er octobre 2023, le code de la santé publique impose de faire ramoner au moins tous les douze mois, par un professionnel qualifié, les conduits de tout appareil individuel en service : cheminée, insert, poêle ou chaudière. Un arrêté préfectoral ou municipal, comme votre contrat d’assurance, peut exiger davantage.
Combien de fois par an faut-il ramoner une cheminée à bois ? +
Au moins une fois par an, et deux fois, dont une pendant la saison de chauffe, quand votre commune, votre département ou votre assureur l’imposent. Les professionnels conseillent aussi un passage environ tous les cinq stères brûlés.
Peut-on ramoner soi-même ou avec une bûche de ramonage ? +
Non : le ramonage doit être fait par un professionnel qualifié, par action mécanique sur la paroi du conduit, et lui seul remet le certificat. La bûche de ramonage complète au mieux un ramonage, elle ne le remplace pas.
Combien de temps garder le certificat de ramonage ? +
Au moins deux ans, et en pratique aussi longtemps que l’appareil, car l’assureur le demande après un incendie. Le ramoneur doit le remettre dans les quinze jours ouvrés ; il identifie les conduits ramonés et atteste qu’ils sont libres sur toute leur longueur.
Que risque-t-on sans ramonage ? +
Surtout un feu de cheminée ou une intoxication au monoxyde de carbone, puis une indemnisation réduite, voire refusée, si le défaut d’entretien a causé ou aggravé le sinistre, selon votre contrat. Après un feu de cheminée, le conduit ne doit plus servir avant d’avoir été examiné et remis en état par un professionnel.
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