Guide pratique · Dératiseur
Termites : diagnostic obligatoire, traitement et prix en 2026
Diagnostic 100 à 200 €, traitement 2 000 à 8 000 € : ce que la loi impose dans les zones termitées, comment un professionnel traite et ce qui fait varier le devis.
Au sommaire
Les termites ne font pas de bruit, ne laissent pas de sciure et travaillent à l’abri de la lumière : on découvre souvent l’attaque quand une plinthe s’enfonce sous le doigt ou qu’une poutre sonne creux. En France, ils sont présents dans une grande partie du Sud-Ouest, sur les littoraux et jusqu’en Île-de-France, et la loi encadre leur détection à la vente et leur déclaration. Ce guide explique comment les reconnaître, ce que l’on doit faire, comment un professionnel traite et ce que cela coûte en 2026.
Reconnaître une attaque de termites
- Des cordonnets : galeries en tunnel de terre et de salive, le long des murs, des canalisations, dans les caves et vides sanitaires, par lesquelles les termites circulent à l’abri.
- Du bois creux : la surface est intacte, mais un tournevis s’enfonce sans effort ; plinthes, huisseries, bas de portes, solives et poutres près du sol sont attaqués en premier.
- Des déformations : plinthes ou parquets qui gondolent, portes qui coincent, peinture qui cloque sur du bois.
- Des essaimages au printemps : des centaines d’insectes ailés sortent quelques heures, puis on retrouve des ailes translucides sur les rebords.
- Aucune sciure : un trou avec de la sciure signale une vrillette ou un capricorne, pas des termites.
Les termites souterrains vivent en colonies de plusieurs centaines de milliers d’individus dans le sol et remontent dans les bâtiments par les fissures, les joints et les gaines. Une maison peut être attaquée depuis le jardin ou depuis la maison voisine.
Zones à risque et diagnostic obligatoire
Chaque préfecture délimite par arrêté les zones contaminées ou susceptibles de l’être : tout ou partie des départements du Sud-Ouest, du littoral atlantique et méditerranéen, de la vallée de la Garonne et du Rhône, et plusieurs communes d’Île-de-France. Dans ces zones, la vente d’un bien exige un état relatif à la présence de termites, établi par un diagnostiqueur certifié, valable six mois, pour 100 à 200 €. Son absence expose le vendeur à une action pour vice caché. Hors zone, le diagnostic n’est pas obligatoire mais reste conseillé à l’achat d’une maison ancienne avec cave ou bois en contact avec le sol. Les constructions neuves en zone termitée doivent comporter une barrière de protection entre le sol et le bâtiment.
Déclaration en mairie et autres obligations
Toute personne qui constate des termites dans un bâtiment doit le déclarer en mairie dans le mois, qu’elle soit propriétaire, locataire ou syndic. Les bois infestés retirés lors de travaux ou d’une démolition doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport, pour ne pas disséminer la colonie. Le maire peut enjoindre aux propriétaires d’un secteur de faire réaliser un diagnostic et des travaux. En copropriété, la lutte relève du syndic pour les parties communes, et l’assemblée vote les traitements ; en location, le bailleur assume les travaux qui touchent au bâti.
Les traitements possibles
- Barrière chimique : injection d’un produit termiticide dans les murs (perçages tous les 30 à 50 cm au ras du sol) et dans le sol en périphérie, pour couper l’accès de la colonie au bâtiment. Efficace dix ans environ, elle demande une entreprise équipée et des produits réservés aux professionnels.
- Pièges-appâts : des stations enterrées autour de la maison et posées à l’intérieur, garnies d’un appât contenant un inhibiteur de croissance que les ouvrières rapportent à la colonie, qui s’éteint en quelques mois. Sans perçage ni produit dans les murs, mais avec un suivi régulier sous contrat pendant plusieurs années.
- Traitement des bois : injection et pulvérisation des charpentes, solives et menuiseries atteintes, remplacement des pièces trop dégradées. Toujours associé à l’une des deux méthodes précédentes, sinon la colonie revient par le sol.
Le choix dépend de la configuration : les pièges conviennent aux maisons entourées de jardin et aux copropriétés qui refusent les perçages, la barrière aux bâtiments sur dalle ou en zone dense. Beaucoup d’entreprises combinent les deux.
Les prix en 2026
| Prestation | Fourchette | Repères |
|---|---|---|
| Diagnostic termites (état parasitaire) par un diagnostiqueur certifié | 100 – 200 € | Obligatoire à la vente en zone délimitée, valable 6 mois |
| Expertise et devis d’une entreprise de traitement | 150 – 400 € | Souvent déduite du traitement |
| Barrière chimique, par mètre linéaire de mur traité | 30 – 70 € / ml | 2 000 – 5 000 € pour une maison courante |
| Pièges-appâts, pose et première année | 1 500 – 3 000 € | Suivi annuel 300 – 600 € |
| Traitement des bois attaqués | 15 – 30 € / m² | Charpente, solives, menuiseries |
| Traitement complet d’une maison | 3 000 – 8 000 € | Selon surface, méthode et bois à remplacer |
| Remplacement de poutres ou de solives | sur devis | Charpentier, parfois étaiement |
Aucune assurance habitation ne couvre les dégâts de termites, considérés comme un défaut d’entretien ; en revanche, un vendeur qui a caché une infestation peut être poursuivi. La TVA est à 10 % dans un logement de plus de deux ans.
Choisir l’entreprise et lire le devis
Exigez une entreprise certifiée CTB-A+, la certification des traitements des bois et des termites délivrée sous contrôle du FCBA, et des techniciens titulaires du Certibiocide. Le devis s’appuie sur une expertise préalable avec plan des zones atteintes, précise la méthode, les produits, le linéaire traité ou le nombre de stations, les bois à traiter ou à remplacer, la garantie (cinq à dix ans sur une barrière, garantie de résultat sur les pièges) et le contrôle annuel. Un devis établi par téléphone, une intervention « en une journée sans suivi » ou une entreprise venue d’elle-même après un essaimage sont des signaux d’alerte.
Capricornes, vrillettes : les autres mangeurs de bois
Trous ronds et sciure fine dans une poutre signalent des vrillettes ; trous ovales et sciure grossière, des capricornes ; le lyctus s’attaque aux bois feuillus récents comme le parquet. Ces insectes vivent dans le bois lui-même, pas dans le sol : le traitement des charpentes (bûchage des parties atteintes, injection et pulvérisation) coûte 15 à 30 € par m² de bois et n’exige pas de barrière. Les mérules et autres champignons relèvent d’un traitement fongicide après suppression de l’humidité. Un bon diagnostic parasitaire identifie l’espèce avant tout devis.
Les erreurs à éviter
- Traiter les bois sans traiter le sol : la colonie revient par un autre chemin.
- Casser les cordonnets ou pulvériser un insecticide grand public : les termites se replient et deviennent plus difficiles à localiser.
- Brûler ou jeter les bois infestés en déchetterie sans traitement : dissémination interdite.
- Vendre sans diagnostic en zone délimitée : vice caché.
- Négliger le suivi d’un système de pièges : sans contrôle, il ne protège plus.
Questions fréquentes
Le diagnostic termites est-il obligatoire ? +
Oui pour vendre un bien situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, ce qui couvre une grande partie du Sud-Ouest, du littoral atlantique et méditerranéen, et des secteurs d’Île-de-France. Réalisé par un diagnostiqueur certifié, il coûte 100 à 200 € et n’est valable que six mois. Hors zone, il n’est pas exigé mais reste utile si des indices existent.
Combien coûte un traitement contre les termites ? +
Une barrière chimique injectée dans les murs et le sol autour de la maison revient à 30 à 70 € par mètre linéaire, soit 2 000 à 5 000 € pour une maison courante. Un système de pièges-appâts coûte 1 500 à 3 000 € à la pose plus 300 à 600 € de suivi annuel. Le traitement des bois attaqués s’ajoute, 15 à 30 € par m² de bois, pour un total souvent compris entre 3 000 et 8 000 €.
Comment reconnaître des termites ? +
Des galeries en tunnel de terre (cordonnets) le long des murs et des canalisations, du bois qui sonne creux et se perce au tournevis alors que la surface est intacte, des plinthes ou huisseries qui gondolent, et au printemps des essaimages d’insectes ailés qui perdent leurs ailes. Pas de sciure : contrairement aux vrillettes et capricornes, les termites ne rejettent rien.
Faut-il déclarer les termites en mairie ? +
Oui : toute personne qui a connaissance de la présence de termites dans un immeuble doit le déclarer en mairie, et les bois infestés retirés lors de travaux doivent être incinérés sur place ou traités avant transport. La mairie peut imposer des travaux de traitement aux propriétaires d’un secteur.
Quelle garantie et quelle certification demander ? +
Une entreprise certifiée CTB-A+ (certification des traitements des bois et des termites) et des techniciens titulaires du Certibiocide, un rapport d’expertise avant devis, une garantie écrite de cinq à dix ans sur la barrière ou de résultat sur les pièges, et un contrôle annuel prévu au contrat.
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